Violence et transitions : Ruptures ou continuités ?
Phonothèque du LIR3S - UMR 7366 CNRS-uB

Violence et transitions : Ruptures ou continuités ?

Projet hypertext link symbol Séminaire doctoral de Transversales
Journée d’études organisée à Dijon (Université de Bourgogne) le 10/06/2021
Organisateur(s) : Mariette Harmonie, Aparicio Rodriguez Victor
Centre(s) organisateur(s) : LIR3S-UMR CNRS uB 7366

Référence électronique : Mariette Harmonie, Aparicio Rodriguez Victor (organisateurs), 2021, Violence et transitions : Ruptures ou continuités ? [en ligne], journée d’études, Dijon, Université de Bourgogne, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/m-230, page consultée le 16/10/2021



Présentation de la manifestation

Norbert Elias disait il y a près d’un siècle que l’une des caractéristiques de l’ère contemporaine (la modernité) était l’expansion de la rationalité de l’individu et de la maîtrise psychogénétique de soi (auto-contrainte) sur certaines coutumes et comportements, certaines passions et émotions. Ainsi, plus une société est intégrée, interdépendante, cohésive et centralisée, plus grande est le contrôle de soi de l’individu et plus réduits les niveaux de violence. Pour Walter Benjamin, qui était contemporain d’Elias, «  Toute violence est, en tant que moyen, soit fondatrice, soit conservatrice de droite. Lorsqu’elle ne prétend à aucun de ces deux attributs, elle renonce d’elle-même à toute validité   ».

Ce sont là deux manières de comprendre la modernité et la violence, d’un point de vue social et d’un point de vue politique. La complexité de cette question a attiré l’intérêt des nombreuses disciplines du domaine social. Sociologues, politologues, philosophes, juristes, anthropologues, psychologues, historiens, etc., tous ont abordé la problématique de la violence. En raison de l’importance particulière que la violence politique a eu dans l’histoire récente, nous avons l’intention d’aborder avec une attention spéciale ce phénomène concret et comment les différentes disciplines s’en sont approchées. Quels problèmes épistémologiques soulève-t-il pour chacune d’elles ? Quelles sont les approches méthodologiques utilisées pour faire face au phénomène ? Sur quelles dimensions de la violence politique les différents domaines de recherche ont-ils plus dirigé leur analyse ?

L’énorme importance que la violence politique a eu pour les sociétés contemporaines, dont beaucoup ont souffert dans certaines de ses expressions – guerres civiles, guerres mondiales, génocides, dictatures, répression, révolutions, terrorisme, etc. –, nous offre un large éventail de possibilités pour des études de cas spécifiques. Pour finir, il est également pertinent de réfléchir sur les transformations qualitatives que ce phénomène peut connaître à l’heure actuelle ; par exemple, dans quelle mesure pouvons-nous accepter comme valables aujourd’hui les approches d’Elias ou de Benjamin, expliquées ci-dessus ? Comment adapter les approches théoriques classiques de la violence à une situation comme l’actuelle, marquée par le « paradigme postmoderne », dans lequel le monde fonctionne avec des logiques différentes de celles du siècle antérieur ? Si le XXe siècle a été le plus violent de l’histoire de l’humanité, comment la violence politique peut-elle influencer le siècle actuel ?

Par ailleurs, nous souhaitons réfléchir à un autre concept fondamental pour les sciences sociales : la transition. Qu’est-ce que l’on entend par « transition  ? On peut faire référence à de multiples phénomènes et processus historiques et sociaux. Le passage du féodalisme au système économique capitaliste et, en conséquence, les différentes transitions dans les modèles de relations de travail, les modèles associatifs de la classe ouvrière, le passage de la «  classe en soi  » à la «   classe pour soi  » (Marx), la conformation de la classe au travers de l’expérience (Thompson), ou d’autres transformations qui se déroulent à l’intérieur des organisations et cultures politiques. « Transition  » peut également faire référence à l’un des défis les plus immédiats auxquels les sociétés contemporaines doivent faire face, c’est à dire, la transition écologique – une transformation en profondeur des modèles de production et de consommation, tout en s’adaptant aux conditions matérielles et aux ressources limitées de la planète Terre. On peut aussi évoquer la transition technologique, l’assimilation par la société des changements engendrés par la troisième révolution industrielle ; et même les effets de l’éventuelle quatrième révolution industrielle, la révolution du «  big-data  », de l’Internet, du cyber-monde et de certains des défis que cela implique (par exemple le transhumanisme).

Communications

hypertext link symbol "Violence et Transitions : Rupture ou Continuités ? Présentation" [durée : 16 min.], Baby Sophie

hypertext link symbol Représenter la violence par la transition : La Mort de César de Jean-Léon Gérôme (1867) [durée : 23 min.], Sutcliffe Emma

hypertext link symbol "L’héritage de la violence fondatrice selon Paul Ricoeur et les justificatifs de la violence sociale : cas de la République Démocratique du Congo" [durée : 40 min.], Nzila Godefroid

hypertext link symbol La prison comme exclusion du conflit et instauration de la violence [durée : 36 min.], Kaczmarek Bertrand

hypertext link symbol Transition démocratique et violence politique : l’exemple des comités départementaux de Libération en Bourgogne-Franche-Comté, 1944-1946 [durée : 29 min.], Mariette Harmonie
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hypertext link symbol "La Transition espagnole à la démocratie (1975-1982) : la violence comme acteur politique" [durée : 25 min.], Aparicio-Rodriguez Victor

hypertext link symbol Le rôle de la violence dans le processus de subjectivation politique des jeunes révolutionnaires [durée : 31 min.], Flammand Benjamin

hypertext link symbol "Violence et Transitions : Rupture ou Continuités ? Conclusion" [durée : 6 min.], Mariette Harmonie, Aparicio-Rodriguez Victor




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