Fragmentation et multiplicités. L’enquête comme formes d’alliances communales
Projet hypertext link symbol Atelier Penser les transitions
Séminaire organisé à Dijon (Université de Bourgogne) le 25/03/2021
Organisateur(s) : Tornatore Jean-Louis
Centre(s) organisateur(s) : LIR3S-UMR CNRS uB 7366

Référence électronique : Tornatore Jean-Louis (organisateurs), 2021, Fragmentation et multiplicités. L’enquête comme formes d’alliances communales [en ligne], séminaire, Dijon, Université de Bourgogne, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/m-229, page consultée le 04/12/2021



Présentation de la manifestation

Partons d’un postulat. Le monde commun ne préexiste pas à l’expérience que l’on en fait. Autrement dit le commun résulte des pratiques de communisation. Il ne saurait pas se confondre avec l’abstraction d’un bien public qui est toujours l’effet de dispositifs de gouvernement et ses distributions sociales. Il ne saurait encore moins s’identifier à un intérêt général dont on voit mal comment pourrait-il ne pas coïncider avec l’entreprise de séparation dont l’économie porte le nom. Pas d’institution d’un commun déjà donné ni de législation supérieure. Mais seulement des formes de partage et des alliances, des manières de s’organiser, des obligations réciproques construites, pas à pas, de proche en proche, dans des situations singulières.

Dans l’étymologie du mot commun, munus, nous ramène à l’idée de don et de contre-don. Mutuum, d’ailleurs, indiquant le sens de réciprocité, en serait un dérivé. Et c’est que dans les gestes des mutuelles obligations il y a toujours un engagement qui conduit à la création de nos attachements. Le commun est la trame des liens qui font le monde auquel nous appartenons. Il ne s’agit alors jamais d’une collection de sujets déjà fondés, d’individus déjà individués. Le commun ne saurait être qu’un monde en train de se faire et qui, dans son affirmation, s’oppose aux formes de dépossession de l’expérience, son administration, ou à la fin d’un monde.

Si le commun est en ce sens l’inappropriable, il n’est pourtant pas sans propriétés: celles-ci sont le résultat du cours singulier de l’action qui différencie un monde.

Nous nous attarderons sur des manières d’enquêter sur la différence comme autant de fabriques de singularités au travers les univers du soin, de la psychiatrie, des précarités des administrées, des hospitalités, des écologies urbaines… Ceci suppose pour nous de revisiter ce dont le mot entraide est le nom.

Avec les interventions de Josep Rafanel i Orra et Lylian Couapel

  • Josep Rafanell i Orra, psychologue, intervient depuis 30 ans dans des institutions de soin et d’action sociale, il anime avec d’autres Les Communaux, constellation d’enquêtes et de travail de liaison autour d’expériences de soin, des hospitalités à l’égard des migrants, des écologies urbaines. Il est l’auteur de Fragmenter le monde, Éditions Divergences, 2017 et de En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté, Paris, La Découverte, 2011.

  • Lylian Couapel travaille dans un dispositif d’accueil et d’accompagnement à Saint-Denis, aux frontières de l’action sociale et de la psychiatrie, fonctionnant selon le principe de l’accueil inconditionnel et veillant à problématiser une participation active des usagers en son sein dans le cadre d’une « recherche-action permanente ». Il est aussi un des animateurs de la revue Parades et participe aux Communaux.

Communications

hypertext link symbol Fragmentation et multiplicités. L’enquête comme formes d’alliances communales [durée : 45 min.], Josep Rafanell i Orra Josep

hypertext link symbol Fragmentation et multiplicités. L’enquête comme formes d’alliances communales [durée : 45 min.], Couapel Lylian

Enregistrement non public.


Contact : lir3s[dot]logistique[at]u-bourgogne[dot]fr
Hébergement : LIR3S-UMR 7366 CNRS uB
URL : https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque
Licence Creative Commons