Le Flottage du bois : pratiques sociales, techniques, aménagements et environnement
Journée d’études organisée à Dijon (Université de Bourgogne) le 11/10/2019
Organisateur(s) : Jarrige François, Langoureau Dimitri
Centre(s) organisateur(s) : Centre Georges Chevrier-UMR CNRS uB 7366

Référence électronique : Jarrige François, Langoureau Dimitri (organisateurs), 2019, Le Flottage du bois : pratiques sociales, techniques, aménagements et environnement [en ligne], journée d’études, Dijon, Université de Bourgogne, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/m-221, page consultée le 03/12/2021



Présentation de la manifestation

Cette journée d’étude vise à proposer un état des lieux et présenter un ensemble d’enquête en cours sur la question du flottage du bois pensée sur la longue durée. L’enjeu sera de croiser plusieurs approches autour de cette activité : l’étude des pratiques sociales, des techniques et des acteurs, comme des imaginaires, mais aussi les nombreux enjeux environnementaux qu’elle soulève.

Il s’agit d’approfondir l’étude des techniques du flottage à bûches perdues et par trains. Une étude comparative de divers cours d’eau suffisamment représentatifs de cette activité peut permettre de dresser une ébauche de typologie des différents modèles locaux de cours d’eau flottés. Dans quelle mesure les rivières, les forêts voisines et les débouchés commerciaux ont façonné des modèles locaux ainsi que des paysages caractéristiques ? Quels étaient les principaux débouchés et les réseaux commerciaux plus ou moins lointains en interconnexion ? Par ailleurs, à quelle date le flottage a connu une crise, comment s’est opérée la reconversion et quelles ont été les causes de cette crise ?

Nous pourrons aussi nous pencher sur les conditions de vie des ouvriers du flottage, sur la description du panorama des divers acteurs du métier. Quel rôle l’État (à travers notamment les Ponts-et-chaussées) a-t-il joué dans l’élaboration et l’essor des trajectoires locales ? Comment des grands marchands, des intermédiaires ou des compagnies de flottage ont-ils encadré les ouvriers ? Dans quelle mesure les ouvriers étaient-ils en mesure de peser dans les conflits sociaux (par des grèves par exemple ou des processus variés de coalition ou de pré-syndicalisation) ?

Les divers aménagements des cours d’eau étaient nombreux. Ils peuvent être approchés à travers l’étude des étangs de flottage à bûches perdues, de la canalisation progressive des rivières, de la construction des passes de flottage par trains ou pertuis etc. On peut, là aussi, tenter de dresser une typologie dans un ordre amont-aval.

Le flottage se faisait sur des rivières empruntées par d’autres usagers et utilisées par des usiniers et des meuniers qu’il fallait indemniser pour les dédommager des chômages récurrents subis à cause du passage des bois dans la rivière. On peut donc étudier les diverses formes de conflits d’usage entre les flotteurs et les autres acteurs de la rivière.

Enfin, l’activité a été, sur la plupart des cours d’eau, à l’origine de nombreuses pollutions et de formes avancées d’érosion des berges, modifiant radicalement l’aspect des vallées et les paysages, remodelant les rives, menaçant les propriétés riveraines, handicapant l’agriculture locale et entraînant en fin de compte des tensions sociales. Les oppositions pouvaient déboucher sur des procès et des formes de rejet du flottage de la part des riverains.

Communications

hypertext link symbol Introduction générale. Mise en perspective, périodisation et enjeux historiographiques de la question du flottage [durée : 17 min.], Langoureau Dimitri

hypertext link symbol La condition sociale des flotteurs sur l’Yonne au XIXe siècle (approche comparative avec le cas de la Meurthe) [durée : 22 min.], Langoureau Dimitri




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