Cantines et restaurants staliniens : la naissance de l’« obchepit » soviétique
Projet hypertext link symbol Manger au travail
Colloque hypertext link symbol Manger au travail (XVIIIe-XXIe siècle)
Auteur(s) : Nérard François-Xavier
Durée : 23 minutes

Référence électronique : Nérard François-Xavier, « Cantines et restaurants staliniens : la naissance de l’« obchepit » soviétique » [en ligne], 2014, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/c-887, page consultée le 03/12/2021



Présentation des auteurs

François-Nérard est maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est membre de l’IRICE. Spécialiste de l’histoire de la société soviétique stalinienne. Il a travaillé sur les plaintes et les dénonciations en URSS (Cinq pour cent de vérité, Tallandier, 2004). Il travaille actuellement sur l’histoire de la formation du « goût soviétique ». Dernières publications : David El Kenz, François-Xavier Nérard (dir.), Commémorer les victimes en Europe (XVIe-XXIe siècles), Collection « époques », Champ Vallon, Seyssel, 2011. « Les fantômes de la terreur : les hommes de la restauration collective pendant la grande terreur stalinienne » dans : Histoire du stalinisme : la vie pendant la terreur. Aspects sociaux de la répression, Rosspen, Moscou, 2013, p. 266-273.



Résumé de la communication

La fin de la NEP et les premiers plans quinquennaux bouleversent profondément l’économie et la société soviétiques. Au quotidien, l’une des conséquences majeures est le retour de la faim (famine, mais également disette généralisée). Les années 1928-1935 sont celles du rationnement et des magasins vides. Cette même période est celle d’un développement sans précédent de la restauration collective. Mais le travail devient plus qu’un lieu où l’on peut manger, c’est également celui où l’on trouve la nourriture avec la mise en place d’un réseau de magasins internes aux usines. Dans ce cadre, le lieu de travail devient le cœur de l’alimentation des Soviétiques. C’est ce rapport particulier entre alimentation et travail que nous étudierons. L’alimentation devient une source, complexe, de pouvoir. Elle donne alors lieu à des pratiques particulières qu’il nous faudra analyser.

The End of the NEP and the first five-year plans deeply changed the Soviet economy and society. One of the main consequences, in the daily life of Soviet people, is the return of hunger (famine, but also permanent and widespread scarcity of food). The 1928-1935 period is the one of rationing and empty shops. During these very years, the soviet collective catering (canteens, buffet...) experienced a major development. Work however became far more than a place where you can eat, it is also the place where you can find some food, thanks to the establishment of a network of shops, inside the factories. In this context, the workplace became central for the food-supply of Soviet people. That’s this special relationship between work and food that we are going to study. Somehow, food became a source, even if a complex one, of power. It then gives rise to specific practices that we need to analyse.

Cantines et restaurants staliniens : la naissance de l’« obchepit » soviétique [durée : 23 min.], Nérard François-Xavier





Contact : lir3s[dot]logistique[at]u-bourgogne[dot]fr
Hébergement : LIR3S-UMR 7366 CNRS uB
URL : https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque
Licence Creative Commons