L’alimentation des engagés Tonkinois sous contrat de Nouvelle Calédonie
Projet hypertext link symbol Manger au travail
Colloque hypertext link symbol Manger au travail (XVIIIe-XXIe siècle)
Auteur(s) : Chêne Claudy
Durée : 29 minutes

Référence électronique : Chêne Claudy, « L’alimentation des engagés Tonkinois sous contrat de Nouvelle Calédonie » [en ligne], 2014, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/c-876, page consultée le 04/12/2021



Présentation des auteurs

Claudy Chêne est professeur d’histoire-géographie au collège de Rivière Salée à Nouméa, Nouvelle-Calédonie. Elle prépare actuellement une thèse sous la direction de Jean Vigreux : « Les engagés tonkinois venus sous contrat en Nouvelle-Calédonie. Subir, résister et s’émanciper (1891-1964) ».



Résumé de la communication

Entre 1891 et 1964, des ouvriers Tonkinois engagés sous contrat sont venus travailler sur les mines de Nouvelle-Calédonie et sur les plantations des Nouvelles-Hébrides. Les arrêtés réglementant l’immigration et les contrats d’engagement gèrent leurs conditions de travail et de vie. Ces textes imposent les rations alimentaires journalières des ouvriers, des femmes et des enfants et en déterminent les modalités de distributions. Les réalités de l’installation et de l’approvisionnement liées à l’éloignement, et aux pratiques de certains engagistes font que les modalités concernant la nourriture ne sont pas toujours respectées et fassent de la part des engagés l’objet, dans les années trente de contestations puis dans les années quarante de grèves. À partir de la Seconde Guerre mondiale les engagés Tonkinois, ne pouvant pas rentrer au Vietnam, vont afin de pallier à cette situation, mettre en place diverses organisations. Pour nourrir les travailleurs, s’installent au cœur de leurs villages sur les mines ou dans les plantations, des services de gamelles, des jardins potagers, des petites épiceries et des gargotes ou « snacks ».

Between 1891 and 1964, Tonkinese workers under contract came to work in New Caledonian mines and on New Hebrides plantations. The Immigration Act and the Work contract document their work and living conditions. These documents give guidelines about workers, women and children’s daily feeding allowances and the way they were distributed. The reality of settling in and getting supplies from remote areas and the dodgy practices of some recruiters meant that the food distribution was not carried out. As a consequence some protests and strikes started in the thirties and then in the forties. From WW2 the Tonkinese workers, who could not go back to Viet- nam, set up many organisations in order to escape the situation. Services such as catering, grocery stores, take away shops and fresh vegetable gardens were set up in small mining villages in order to supply the workers.

L’alimentation des engagés Tonkinois sous contrat de Nouvelle Calédonie [durée : 29 min.], Chêne Claudy





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