Gérer la misère, chasser l’indésirable et maîtriser l’indomptable. Le rôle des sentences criminelles prononcées contre les femmes par les juges de la Haute Cour de Namur dans la seconde moitié du XVIIIe siècle
Colloque hypertext link symbol Sentences et décisions judiciaires, du Moyen Âge à l’époque contemporaine
Auteur(s) : Auspert Sarah
Durée : 20 minutes

Référence électronique : Auspert Sarah, « Gérer la misère, chasser l’indésirable et maîtriser l’indomptable. Le rôle des sentences criminelles prononcées contre les femmes par les juges de la Haute Cour de Namur dans la seconde moitié du XVIIIe siècle » [en ligne], 2011, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/c-598, page consultée le 03/12/2021



Résumé de la communication

De janvier 1750 à mars 1787, les échevins de Namur, modeste localité des Pays-Bas autrichiens, prononcent plus de quatre cents sentences criminelles à l’encontre d’individus de sexe féminin. Du simple élargissement à la pendaison, ces sentences rendent compte de la réponse judiciaire que les juges ont choisi de réserver à des comportements déviants extrêmement variés. Parmi les délinquantes poursuivies et condamnées, trois groupes présentant un profil social, criminel et pénal différent semblent toutefois avoir canalisé l’attention des échevins namurois : les « misérables » qui mendient, friponnent ou abandonnent leur enfant par manque de pain et se voient souvent sanctionnées par une peine de prison, les « indésirables » qui arrivent en ville sans certificat, s’y prostituent ou y jouent la maquerelle et sont systématiquement reléguées aux portes de la cité et les « indomptables » qui collectionnent les actes déviants ou s’installent définitivement dans la délinquance et récoltent généralement pour leur mode de vie marginal les châtiments judiciaires les plus sévères. À travers l’analyse qualitative de ces trois profils délinquants, nous tenterons de montrer que les sentences criminelles rendues contre les femmes par les juges de la Haute Cour de Namur dans la seconde moitié du XVIIIe siècle poursuivent essentiellement trois objectifs : gérer la misère, chasser l’indésirable et maîtriser l’indomptable.

Gérer la misère, chasser l’indésirable et maîtriser l’indomptable. Le rôle des sentences criminelles prononcées contre les femmes par les juges de la Haute Cour de Namur dans la seconde moitié du XVIIIe siècle [durée : 20 min.], Auspert Sarah





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