La dimension sociale du ludique dans la pensée pascalienne. Le cas de la société française du XVIIe siècle
Journée d’études doctorale hypertext link symbol Le jeu au prisme des sciences sociales
Auteur(s) : Irimia Florin
Durée : 24 minutes

Référence électronique : Irimia Florin, « La dimension sociale du ludique dans la pensée pascalienne. Le cas de la société française du XVIIe siècle » [en ligne], 2017, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/c-1200, page consultée le 29/11/2021



Résumé de la communication

Blaise Pascal (1623-1662) consacre une partie considérable de ses réflexions (recueillies dans le volume posthume Les Pensées) à l’analyse du divertissement. Conformément à son ascendant latin divertere [détourner de], la notion de divertissement désigne chez Pascal une pratique d’esquive, un subterfuge pour combler l’ennui et l’angoisse existentielle.

Néanmoins, le divertissement n’est pas thématisé dans une optique morale. En effet, la critique pascalienne du divertissement ne s’inscrit pas dans la logique d’une philosophie morale selon laquelle le ludique serait la tentation à éviter pour mieux conduire sa vie. Ce qui prévaut chez Pascal est la dimension ontologique du divertissement liée à la condition de l’existence humaine.

Nonobstant son caractère gratuit, le divertissement est le principe organisateur de la société dans la mesure où le ludique rend possible et codifie le spectacle de la vanité offert par la cour royale, la pratique de la chasse et de la guerre, la quête de charges à l’intérieur du royaume, le jeu de la séduction, les occupations intellectuelles, le sport, les fêtes, la conversation, etc.

La société peut être envisagée comme un theatrum mundi [grand théâtre du monde] étant donné que le ludique est sous-jacent à toutes les manifestations sociales et politiques de l’Homme. En conséquence, chaque membre de la société se prête au jeu correspondant à son rôle à l’intérieur de la communauté. Par exemple, la constitution de la cour versaillaise sous Louis XIV permet une mise en scène du pouvoir absolu. Il en est de même pour les corps de métiers ; les juristes, les médecins, les membres du clergé, etc. sont reconnus et respectés en tant que tels dans la mesure où ils se prêtent au jeu imposé par leur activité : une certaine tenue vestimentaire, un certain moyen de locomotion, une certaine façon de parler, etc.

La dimension sociale du ludique dans la pensée pascalienne. Le cas de la société française du XVIIe siècle [durée : 24 min.], Irimia Florin





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