« Experts » et « communauté » dans la définition du patrimoine culturel immatériel : le cas du lakalaka tongien
Projet hypertext link symbol Patrimoine et anthropologie, quoi de neuf ? Actualité d’un domaine de recherche
Séminaire hypertext link symbol Que faire du patrimoine culturel immatériel ?
Auteur(s) : Condevaux Aurélie
Durée : 53 minutes

Référence électronique : Condevaux Aurélie, « « Experts » et « communauté » dans la définition du patrimoine culturel immatériel : le cas du lakalaka tongien » [en ligne], 2015, disponible sur https://lir3s.u-bourgogne.fr/phonotheque/c-1018, page consultée le 04/12/2021



Présentation des auteurs

Aurélie Condevaux est chargée de cours à l’Université François Rabelais de Tours et à l’Institut Kurt Bösch (Sion), membre de l’EIREST (EA 7337) et associée au CREDO (UMR 7308). Après une thèse de doctorat en anthropologie qui portait sur des « performances touristiques » en Nouvelle-Zélande et à Tonga, elle a débuté dans le cadre d’un post-doctorat (labex CAP/Musée du Quai Branly) et de deux contrats d’ATER une recherche sur la patrimonialisation du lakalaka tongien (forme de discours poétique chanté et dansé).



Résumé de la communication

La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel Immatériel, adoptée lors de la Conférence générale de l’UNESCO le 17 octobre 2003, opérait une rupture avec la convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. La désignation du patrimoine devait en effet désormais relever de l’action et du choix des « communautés » elles-mêmes et ne plus être aux mains d’experts ou d’institutions culturelles. À la lumière du cas du lakalaka tongien, forme de poésie musicale et dansée inscrite sur la liste représentative du PCI en 2008, cette communication examinera dans quelle mesure le processus de candidature et la mise en place du plan de sauvegarde relèvent ou non d’une action participative, en rupture avec la définition du patrimoine par un regard extérieur et « scientifique ». Dans ce cas particulier, la démarche de patrimonialisation a été en grande partie conduite par des « experts », alors que la « communauté » tongienne n’a pas réellement été consultée (Tonga est un archipel indépendant du Pacifique Sud). Les experts dont il est question sont aussi bien des personnes reconnues au sein de la société tongienne pour leur connaissance de la musique, danse et poésie (appelés punake) que des anthropologues. Il s’agira par ce biais de mettre en lumière quelques uns des enjeux politiques de cette patrimonialisation. Cette communication s’appuiera sur des données recueillies au cours d’enquêtes de terrain menées à Tonga entre 2008 et 2013.

« Experts » et « communauté » dans la définition du patrimoine culturel immatériel : le cas du lakalaka tongien [durée : 53 min.], Condevaux Aurélie





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